Nous étions CHARLIE ? Eh bien, soyons VINCENT maintenant !

Eh bien, soyons VINCENT maintenant !

 

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Nous étions CHARLIE ? Eh bien, soyons VINCENT maintenant !

La loi incite à rédiger des « directives anticipées » pour exprimer les volontés médicales d’un malade rendu incapable par son état de santé. Or, l’actualité nous montre que, faute de cette précaution, l'état, les entités sociale, voire le corps médical rêvent de s’arroger une forme d’emprise sur le devenir d'une personne et peut-être demain sur la nôtre même. La justice et même la cour européenne des droits de l'homme, sont devenus complices de ces tentatives. Pourtant le corps humain n’est, par nature,  “appropriable” par personne.

 

Pour ne pas être le prochain VINCENT, il faut faire savoir publiquement, par milliers, que nous signons des « directives anticipées » personnelles conformes à nos volontés, et au respect de notre dignité. Comment rédiger des directives anticipées ? Le texte ci-dessous finira par s'imposer, même dans l’état de droit actuel. Ces directives se fondent sur des droits éthiques élémentaires qui  ne sont plus pris en compte par les législateurs même quand ils sont exprimés par une majorité de participants aux « grands débats » citoyens.  Ces droits élémentaires relèvent

- du principe de Dignité : la dignité n’est pas proportionnelle aux capacités qu’a ou n’a plus (verbe avoir), mais au simple fait d’être (verbe être) un homme.

- du principe d’Intégrité du corps : personne ne doit pouvoir porter atteinte à l’intégrité de son propre corps, tout consentant serait celui qui demande une mutilation ou une euthanasie. La loi, en quelque sorte, devrait  protéger chacun contre ses propres turpitudes fussent-elles motivées par des situations de désespoir. A fortiori, elle ne doit pas imposer des mesures contraires aux volontés de personnes attachées au principe d’intégrité du corps.

 

Un consensus national s’était manifesté autour de CHARLIE. Soyons VINCENT maintenant ! Marquons notre résistance en publiant les directives anticipées claires que nous nous engageons à remettre à celui de nos proches qui a notre confiance.

 

Lettre ouverte

 

J’atteste avoir désigné, sous seing privé déposé à mon domicile, une  personne de confiance (mon conjoint et/ou mes enfants, ou autre), pour m’accompagner dans mon parcours médical et faire respecter mes volontés sur les traitements ou les actes médicaux si un jour je ne peux plus communiquer après un accident ou une maladie.

 

Je demande à cette personne de confiance, ainsi qu’aux médecins, de veiller, compte tenu de mon état de santé :

-          à ce que je puisse recevoir les actes médicaux les plus appropriés.

-          à ce que ces actes ne soient pas poursuivis par une obstination déraisonnable.  Si cette personne  de confiance les juge inutiles, ou disproportionnés, ou n’ayant aucun effet que le maintien artificiel de la vie, elle pourra demander à les suspendre ou à ne pas entreprendre ces actes.

-          à ce que mes souffrances puissent être allégées en cas de phase avancée ou terminale, même en appliquant un traitement proportionné qui aurait pour effet secondaire d’abréger ma vie. Je souhaite que la personne  de confiance soit alors précisément informée de ce risque.

-          à n’être privé ni d’alimentation ni d’hydratation en raison des handicaps liés à son état de santé, que ce soit en fin de vie ou non, ceci au nom de l’article 25 de la Convention des personnes handicapées (CDPH),signée par la France et qui interdit notamment « tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap ». La prise de décisions substitutive quant à l’arrêt ou la suspension d’un traitement essentiel n’est pas compatible avec mon droit au maintien de la vie.

 

Je demande, en dernier recours, à ce que les médecins, s’ils jugent que je suis en phase terminale de vie, assurent la qualité et la dignité ma personne en me dispensant des soins palliatifs, actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire de préférence à domicile ou en institution spécialisée, visant  à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à m’accompagner spirituellement et à soutenir mon entourage.

 

En matière de prélèvements d’organes sur mon corps, je me suis inscrit sur le Registre National Des Refus de Don d’Organes (TSA 90001 - 93572 SAINT DENIS LA PLAINE CEDEX). Toutefois, j’accepte le principe de ces dons si les deux conditions préalables suivantes sont remplies répondant aux  critères  du Comité ad hoc de la faculté de médecine de Harvard chargé d'examiner la définition de la mort cérébrale  (5.8.1968)

1. Trois critères cliniques devront être préalablement et simultanément constatés par des actes et être immédiatement consignés par le médecin ou le radiologue qui en fait l'interprétation aux fins de les communiquer à la famille :

o  Absence totale de conscience et d’activité motrice (y compris cardiaque) spontanée

o  Absence totale de ventilation spontanée

o  Abolition de tous les réflexes du tronc cérébral. Pour attester le caractère irréversible de la destruction encéphalique, il sera recouru à deux électro-encéphalogrammes nuls et a-réactifs effectués à un intervalle minimal de quatre heures, réalisés avec amplification maximale sur une durée d'enregistrement de trente minutes.

 2. Ce n’est qu’après ces procédures préalables que la personne  de confiance désignée pourra consentir un éventuel prélèvement d’organe.

Si l’une de ces deux conditions n’est pas remplie, je refuse le moindre prélèvement d’organe, même si la loi ou la réglementation ne prévoit pas ces modalités ou ces critères.

 

Par ces dispositions, je n’ai pas la prétention de vouloir maitriser, ni ma vie, ni ma mort. Je veux simplement signifier et témoigner que le corps humain est non “appropriable par nature”, en particulier par l’état ou par quelque entité sociale que ce soit.

 

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J’atteste avoir désigné, sous seing privé déposé à mon domicile, une  personne de confiance (mon conjoint et/ou mes enfants, ou autre), pour m’accompagner dans mon parcours médical et faire respecter mes volontés sur les traitements ou les actes médicaux si un jour je ne peux plus communiquer après un accident ou une maladie.

Je demande à cette personne de confiance, ainsi qu’aux médecins, de veiller, compte tenu de mon état de santé :

-          à ce que je puisse recevoir les actes médicaux les plus appropriés.

-          à ce que ces actes ne soient pas poursuivis par une obstination déraisonnable.  Si cette personne  de confiance les juge inutiles, ou disproportionnés, ou n’ayant aucun effet que le maintien artificiel de la vie, elle pourra demander à les suspendre ou à ne pas entreprendre ces actes.

-          à ce que mes souffrances puissent être allégées en cas de phase avancée ou terminale, même en appliquant un traitement proportionné qui aurait pour effet secondaire d’abréger ma vie. Je souhaite que la personne  de confiance soit alors précisément informée de ce risque.

-          à n’être privé ni d’alimentation ni d’hydratation en raison des handicaps liés à son état de santé, que ce soit en fin de vie ou non, ceci au nom de l’article 25 de la Convention des personnes handicapées (CDPH),signée par la France et qui interdit notamment « tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap ». La prise de décisions substitutive quant à l’arrêt ou la suspension d’un traitement essentiel n’est pas compatible avec mon droit au maintien de la vie.

 

Je demande, en dernier recours, à ce que les médecins, s’ils jugent que je suis en phase terminale de vie, assurent la qualité et la dignité ma personne en me dispensant des soins palliatifs, actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire de préférence à domicile ou en institution spécialisée, visant  à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à m’accompagner spirituellement et à soutenir mon entourage.

 

En matière de prélèvements d’organes sur mon corps, je me suis inscrit sur le Registre National Des Refus de Don d’Organes (TSA 90001 - 93572 SAINT DENIS LA PLAINE CEDEX). Toutefois, j’accepte le principe de ces dons si les deux conditions préalables suivantes sont remplies répondant aux  critères  du Comité ad hoc de la faculté de médecine de Harvard chargé d'examiner la définition de la mort cérébrale  (5.8.1968)

1. Trois critères cliniques devront être préalablement et simultanément constatés par des actes et être immédiatement consignés par le médecin ou le radiologue qui en fait l'interprétation aux fins de les communiquer à la famille :

o  Absence totale de conscience et d’activité motrice (y compris cardiaque) spontanée

o  Absence totale de ventilation spontanée

o  Abolition de tous les réflexes du tronc cérébral. Pour attester le caractère irréversible de la destruction encéphalique, il sera recouru à deux électro-encéphalogrammes nuls et a-réactifs effectués à un intervalle minimal de quatre heures, réalisés avec amplification maximale sur une durée d'enregistrement de trente minutes.

2. Ce n’est qu’après ces procédures préalables que la personne  de confiance désignée pourra consentir un éventuel prélèvement d’organe.

Si l’une de ces deux conditions n’est pas remplie, je refuse le moindre prélèvement d’organe, même si la loi ou la réglementation ne prévoit pas ces modalités ou ces critères.

 

Par ces dispositions, je n’ai pas la prétention de vouloir maitriser, ni ma vie, ni ma mort. Je veux simplement signifier et témoigner que le corps humain est non “appropriable par nature”, en particulier par l’état ou par quelque entité sociale que ce soit.

 

Salutations,
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